On imagine souvent que les cyberattaques ne concernent que les grands groupes. C'est faux : les TPE et PME sont des cibles privilégiées, précisément parce qu'elles sont moins protégées. La bonne nouvelle, c'est que quelques mesures simples suffisent à éliminer l'essentiel du risque.

Voici les cinq mesures que nous mettons en place en priorité chez nos clients à Albi et dans le Tarn. Aucune n'exige un budget important : ce qui compte, c'est de les appliquer vraiment, et dans le bon ordre.

Pourquoi les petites entreprises sont visées

La majorité des attaques ne sont pas ciblées : ce sont des campagnes automatisées qui ratissent large (rançongiciels, hameçonnage, vol d'identifiants). Une petite structure mal protégée est une proie facile, et les conséquences sont souvent lourdes : données chiffrées, activité à l'arrêt, clients impactés. Pour une entreprise sans service informatique, un incident peut coûter plusieurs jours de chiffre d'affaires.

1. Sauvegardez vos données, et testez vos sauvegardes

C'est la mesure numéro un. Une sauvegarde fiable transforme une catastrophe en simple contretemps. La règle de référence est dite 3-2-1 : trois copies de vos données, sur deux supports différents, dont une hors site (dans le cloud ou sur un disque conservé ailleurs).

Le piège classique : croire qu'on est sauvegardé alors que la sauvegarde a cessé de fonctionner depuis des mois. Une sauvegarde qu'on ne teste jamais n'est pas une sauvegarde. Nous vérifions régulièrement que les données sont bien copiées et qu'elles sont restaurables.

2. Des mots de passe solides, gérés par un coffre-fort

Les mots de passe réutilisés d'un service à l'autre sont la première porte d'entrée des pirates. La solution n'est pas de les compliquer au point de les oublier, mais d'utiliser un gestionnaire de mots de passe : un seul mot de passe maître à retenir, et des identifiants uniques et robustes pour chaque service.

3. Activez la double authentification

La double authentification (ou MFA) ajoute une seconde preuve d'identité à la connexion : un code sur votre téléphone, en plus du mot de passe. C'est l'une des protections les plus efficaces qui existent, et elle bloque la quasi-totalité des tentatives de connexion frauduleuses, même si un mot de passe a fuité. À activer en priorité sur la messagerie et les outils sensibles.

4. Maintenez vos systèmes à jour

La plupart des failles exploitées sont déjà connues et corrigées : il suffit d'installer les mises à jour. Systèmes d'exploitation, navigateurs, antivirus, logiciels métier : un parc à jour ferme automatiquement la majorité des portes. C'est exactement le rôle d'un contrat d'infogérance, qui automatise et supervise ces mises à jour pour que vous n'ayez plus à y penser.

5. Formez vos équipes : le maillon humain

La meilleure technique ne protège pas d'un clic malheureux sur un faux e-mail. Apprendre à vos équipes à repérer un message d'hameçonnage, à se méfier d'une pièce jointe inattendue ou d'une demande de virement urgente, c'est souvent ce qui fait la différence. Quelques bons réflexes valent mieux que n'importe quel logiciel.

Par où commencer ?

Si vous ne deviez en faire qu'une cette semaine : vérifiez vos sauvegardes. Ensuite, activez la double authentification sur votre messagerie. Le reste se met en place progressivement. Et si vous préférez confier le sujet à quelqu'un, c'est précisément notre métier.